[Conférence GM & SHHNH]

Séisme de magnitude 9 en Himalaya : mythe ou réalité ?

Rodolphe Cattin (Université de Montpellier – Géosciences Montpellier)

17h30 amphi 23.01, campus Triolet, Université de Montpellier

 

 

[Conférence GM & ED Gaïa]

Plongeon dans les abysses d’une zone de subduction océanique

Véronique LE ROUX (École Nationale Supérieure de Géologie, CRPG, CRPG, Vandœuvre-les-Nancy)

14h amphi 23.01, campus Triolet, Université de Montpellier

Participer à la conférence (ID : 97513435481)

La zone de subduction des Mariannes abrite le Challenger Deep, point le plus profond connu sur Terre à 11 km de profondeur.
Cette conférence présente la campagne en mer TN-438 (R/V Thompson, nov. à déc. 2024) et ses premiers résultats géochimiques, sur des échantillons collectés à 6500 m sous le niveau de la mer.

L’objectif est de déterminer comment la plaque supérieure est affectée par la subduction de part et d’autre du Challenger Deep, et quel rôle jouent les éléments volatils (par ex. H) issus du slab dans l’évolution de la plaque supérieure.

Le Robot Jason a permis de récolter péridotites, gabbros, et basaltes, ainsi que d’observer le Shinkai Seep Field, système hydrothermal le plus profond connu (5 700 m).
Les analyses SIMS effectués au CRPG révèlent un gradient est-ouest : les teneurs en H₂O des minéraux augmentent vers l’est, tandis que les indicateurs d’appauvrissement de la source mantellique diminuent. Cette corrélation suggère une hydratation progressive de la lithosphère de la plaque supérieure par les fluides du slab, plus avancée à l’est qu’à l’ouest du transect.

 

2008 : Doctorat co-tutelle Géosciences Montpellier et Macquarie University (Australie).
2009-2013 : Postdoctorat Rice University (US), puis Institut Océanographique de Woods Hole (US).
2013-2023 : Chercheure permanente, Institut Océanographique de Woods Hole (US), Enseignante affilié, MIT.
2023-présent : Professeure des Universités, École Nationale Supérieure de Géologie, CRPG (FR). 

 

 

 

 

[Soutenance de thèse]
Lise DURAND

Université Montpellier, Campus Triolet, Bâtiment 23, amphi 23.01

Structure et rôle de la zone non saturée dans le fonctionnement hydrogéologique des aquifères karstiques sous contrainte de données multi-échelles et multidisciplinaires

Suivre en ligne : https://rendez-vous.renater.fr/Soutenance_Lise_DURAND_31_mars_6c4812-27fa63-a2ff28

La préservation de la qualité et de la quantité de la ressource en eau souterraine, au cœur des enjeux actuels, repose en grande partie sur la compréhension du fonctionnement des aquifères au sein de la zone critique. Dans le cas des réservoirs carbonatés karstifiés, le rôle des zones altérées, notamment par fantômisation, reste encore mal connu sur le stockage de l’eau en zone non saturée (ZNS), qui constitue l’essentiel du réservoir des aquifères karstiques de plateau.

L’objectif de la thèse est de mieux comprendre la structure et le rôle de la zone non saturée dans le fonctionnement hydrogéologique des aquifères karstiques, en lien avec les modalités de recharge et le degré d’altération des roches. Une approche multidisciplinaire (géophysique, géochimique, hydrogéochimique et hydrogéologique) et multi-échelle (sol, cavité, conduit et source), est appliquée sur les aquifères de deux sources karstiques de plateau : le Durzon (Larzac) et le Verneau (Jura).

Ces travaux mettent en évidence les rôles complexes des transferts rapides et lents liés à la variabilité spatio-temporelle des recharges localisées et diffuses. Les roches altérées, organisées en couloirs discontinus associés à la fracturation, constituent des zones préférentielles de stockage en eau dans la ZNS. Ces résultats conduisent à reconsidérer la fonction hydrogéologique de la ZNS, comme un compartiment de l’aquifère possédant à la fois un rôle de transfert et de stockage significatif. Sa contribution aux exutoires des aquifères varie fortement entre 5% et 90% lors des épisodes de recharge en fonction des conditions hydrologiques, montrant que la ZNS doit être pleinement prise en compte pour les enjeux de quantité et qualité des eaux.

Composition du Jury :

– Olivier KAUFMANN, Professeur, Université de Mons, rapporteur.

– Valérie PLAGNES, Professeure des Universités, Université de la Sorbonne, rapportrice.

– Damien JOUGNOT, Directeur de recherche, Université de la Sorbonne , examinateur.

– Naomi MAZZILLI, Maitresse de Conférence, Université d’Avignon, examinatrice.

– Christelle BATIOT, Professeure des Universités, Université de Montpellier, examinatrice.

– Cédric CHAMPOLLION, Maitre de Conférence, Université de Montpellier, Directeur de thèse.

– Jean-Baptiste CHARLIER, Chercheur, BRGM, co-Directeur de thèse.

– Grégory BALLAS, Maitre de Conférence, Université de Montpellier, invité.

 

[Conférence GM & ED Gaïa]

Monnaie d’argent et dynamiques sociales dans l’Antiquité

Francis ALBARÈDE (ENS Lyon)

14h amphi 23.01, campus Triolet, Université de Montpellier

Participer à la conférence (ID : 98526116597)

Les systèmes monétaires antiques reposaient sur des équilibres instables, directement liés à la disponibilité de l’argent. L’exploitation de gisements comme le Laurion ou l’Ibérie a soutenu l’expansion des cités méditerranéennes et, dans le cas d’Athènes, le développement d’un régime démocratique fondé sur la circulation du numéraire. Cette abondance a toutefois créé une dépendance structurelle. Lorsque les ressources se raréfient, la masse monétaire se contracte, accentuée par la thésaurisation et les prélèvements.

À l’époque romaine, une part importante de l’argent quitte la Méditerranée pour financer l’importation de produits de luxe depuis l’océan Indien. Ce drainage monétaire contribue à la raréfaction de l’argent en circulation et à la recomposition des systèmes monétaires, avec un recours accru à l’or et au bronze pour les échanges internes.

La disparition progressive de l’argent monnayé fragilise les échanges, accentue les inégalités et favorise des formes d’économie plus locales et hiérarchisées. Cette contraction monétaire contribue à la fragmentation des structures économiques et sociales, préfigurant les transformations qui caractérisent le passage au Moyen Âge.

 

 

Francis ALBARÈDE est géochimiste, professeur émérite à l’ENS de Lyon et membre de l’Académie des sciences. Spécialiste de géochimie isotopique, il a contribué à l’étude de l’évolution de la Terre, des océans et des cycles biogéochimiques. Ses travaux relient géosciences, environnement et histoire des ressources.

 

 

 

 

 

 

 

 

[Conférence GM & ED Gaïa]

Topographie des avant-arcs: Reflet du comportement mécanique de l’interface de subduction

Nadaya CUBAS (ISTEP)

14:00 amphi 23.01, campus Triolet, Université de Montpellier

Participer à la conférence (ID : 990 5943 5260)

Durant cette conférence, je présenterai les relations entre le comportement mécanique de l’interface de subduction et la topographie des avant-arcs de subduction.

Après un bref historique, nous verrons que les propriétés frictionnelles entre zones asismiques et zones sismogéniques sont suffisamment différentes pour générer des prismes de natures différentes. Il existe donc une empreinte du comportement mécanique de l’interface de subduction dans la topographie. Nous discuterons ensuite des limites de notre conception actuelle d’une interface de plaque. Nous verrons qu’à partir d’une analyse mécanique de la topographie de l’avant-arc, il est possible de localiser des segments le long desquels l’interface de plaque est distribuée.

Nous comparerons ces segments avec les derniers grands séismes de subduction et les zones de séismes lents. Nous verrons qu’ils limitent fortement leur distribution spatiale. Nous comparerons marges érosives et marges en accrétion et discuterons des implications de ces résultats.

 

Nadaya Cubas est Maître de Conférences (HDR) à l’Institut des Sciences de la Terre de Paris à Sorbonne université depuis 2014. Thèse en 2009 au laboratoire de Géologie de l’ENS Paris, suivi d’un postdoc à CalTech au Tectonics Observatory (Pasadena, USA).

 

 

 

 

 

 

[Conférence GM & ED Gaïa]

Histoire d’une MÉTÉORITE pas comme les autres

Sylvain BOULEY (Université Paris-Saclay)

10:30 amphi 23.01, campus Triolet, Université de Montpellier

Participer à la conférence (ID : 971 2682 1286)

Le matin du 13 février 2023, à 3h59, l’astéroïde 2023 CX1 pénétre dans l’atmosphère terrestre au-dessus du nord de la France, seulement sept heures après sa découverte par les astronomes. Cette détection extrêmement rapide a permis d’anticiper sa chute et d’organiser dès le 14 février une campagne de recherche de météorites.

Durant les deux semaines qui ont suivi, une équipe réunissant des chercheurs du programme FRIPON/Vigie-Ciel, des astronomes amateurs, des passionnés et de nombreux volontaires s’est mobilisée sur le terrain, à proximité du village de Saint-Pierre-le-Viger, en Seine-Maritime. Leur objectif : retrouver les fragments de roche extraterrestre ayant survécu à l’entrée atmosphérique et à l’impact avec le sol.

Cette quête collective, mêlant science, engagement citoyen et aventure humaine, a permis de mieux comprendre la trajectoire, la fragmentation et la nature de ce petit corps céleste. Une mission hors norme, à la croisée de la recherche scientifique et de la mobilisation du public.

 

Planétologue et professeur à Université Paris-Saclay, Sylvain BOULEY étudie et interprète les surfaces planétaires. Spécialiste de Mars et des cratères d’impact, il est co-responsable du programme FRIPON/Vigie-Ciel, dédié à l’observation du flux de matière extraterrestre atteignant la Terre. Très engagé dans la diffusion des savoirs, il consacre une part importante de son activité à la vulgarisation de l’astronomie et a longtemps été président de la Société Astronomique de France.

 

 

 

 

 

 

 

[Replay conférence] L’eau, architecte des paysages lozériens : Quel avenir face au changement climatique ?

Saviez-vous que la Lozère, “pays des sources”, doit ses paysages actuel à l’eau ? Depuis toujours, cette ressource façonne nos paysages, nos écosystèmes et notre quotidien. Mais à l’heure où le climat se dérègle, quel futur se dessine pour ce territoire ?

Dans cette conférence, jacques Malavieille (Directeur de Recherche émérite CNRS à Géosciences Montpellier) explore :

✅ Le rôle clé de l’eau dans la formation des paysages lozériens

✅ L’impact de l’activité humaine sur le cycle de l’eau et nos environnements

✅ Les défis à relever pour préserver cette ressource vitale

📽️ Découvrez la vidéo intégrale



Eau ChangementClimatique Lozère Environnement Géosciences Patrimoine

[Conférence GM & SHHNH]

Des plaques tectoniques pas si rigides ?!
Modèles dynamiques de déformation de la lithosphère basés sur les propriétés de fluage des roches mantelliques

Conférence grand-public co-organisée par Géosciences Montpellier et la Société d’Horticulture et d’Histoire Naturelle de l’Hérault.


Par Fanny Garel (Maîtresse de conférences Université de Montpellier, Géosciences Montpellier)

Dans le cadre du projet ANR RheoBreak

bâtiment 23, campus Triolet de l’Université de Montpellier, 475 rue du Truel, 34090 Montpellier.

 

[À lire dans CNRS le Journal] Une sphère en ciment pour mieux comprendre les mystérieux séismes lents

Les séismes lents, découverts au début des années 2000, durent de quelques mois à plusieurs années et passent inaperçus pour les populations, mais leur étude est cruciale pour mieux comprendre le risque sismique global.

Leur détection et leur caractérisation restent difficiles, et c’est là qu’intervient la créativité et l’ingéniosité de Jean Chéry, chercheur à Géosciences Montpellier. Épaulé par Martin Foin, en thèse à Géosciences Montpellier (thèse 2022-2025 : « Développement et caractérisation d’un extensomètre de forage à mesure interférométrique pour la géophysique »), ils ont conçu un extensomètre 3D bon marché, capable de mesurer les déformations du sol dans toutes les directions (horizontale et verticale), là où les instruments existants ne mesurent que partiellement ces déformations et coûtent très cher.

-> Lire l’article de CNRS le Journal publié le 07 janvier 2026

 


Pour aller plus loin

[Conférence GM & SHHNH]

Ressources minérales et transition énergétique

Conférence grand-public co-organisée par Géosciences Montpellier et la Société d’Horticulture et d’Histoire Naturelle de l’Hérault.


Par Bénédicte Cenki (Professeure Université de Montpellier, Géosciences Montpellier)

bâtiment 23, campus Triolet de l’Université de Montpellier, 475 rue du Truel, 34090 Montpellier.