GM recrute !

[International] Érosion du littoral : une délégation d’experts japonais en visite à Palavas-les-Flots

© Ville de Palavas-les-Flots

Jeudi 3 septembre 2026, une délégation de scientifiques japonais a profité de son passage à Montpellier pour visiter les installations expérimentales situées à Palavas-les-Flots sur la côte méditerranéenne.

Cette visite initiée par M. Keisuke Hiwatashi, Directeur de la prévention des catastrophes du bureau de la construction de Tokyo, a permis d’établir un premier contact et d’échanger sur les problématiques de l’érosion du littoral avec des élus de Palavas-les-Flots et Frédéric Bouchette, Professeur à Géosciences Montpellier (Université de Montpellier), dont l’expertise dans ce domaine est largement reconnue au plan international. Les discussions ont suscité un vif intérêt chez les visiteurs, en raison des similitudes entre les enjeux rencontrés dans leurs propres pays.
• Découvrir les travaux de Frédéric Bouchette dans le magazine de l’Université de Montpellier LUM : https://www.umontpellier.fr/articles/quand-la-mer-monte.

La presse en parle

•  : Érosion du littoral : pourquoi des experts japonais veulent s’inspirer de Palavas-les-Flots.

•  : Face à l’érosion et à la submersion marine, l’exemple de Palavas séduit Tokyo.

Logo InfoOccitanie : Hérault : une délégation japonaise à Palavas-les-Flots.

Hasard du calendrier ? Le lendemain, un groupe d’étudiants de l’Université de Nagoya, accompagnés de Kazuki Matsuyama, actuellement en thèse à Géosciences Montpellier, a rencontré Benoît Ildefonse (au centre de la photo), qui leur a fait une présentation sur l’exploration des grands fonds marins.

« Nous sommes toujours pleinement satisfaits des liens très forts établis de longues date entre les scientifiques japonais et les membres du laboratoire. Ils s’enrichissent chaque année de nouveaux événements. », avoue Benoît Ildefonse, directeur de Géosciences Montpellier.

[Sciences & Itinérances] Sept scientifiques à vélo à travers l’Hérault !

© Christophe Coillot

Du 13 au 17 avril 2026, sept scientifiques, unis par leur passion pour la science et une conscience environnementale aiguë, ont arpenté l’Hérault à vélo. Leur objectif ? Aller à la rencontre des écoliers, des collégiens et des lycéens dans leurs établissements sans oublier la population locale en soirée, pour les sensibiliser aux impacts des activités humaines sur l’environnement, avec la volonté de promouvoir des sciences « soutenables ».
Parmi eux : Léa, Lilou, Thomas et Xavier en thèse à Géosciences Montpellier ; Benoît, enseignant-chercheur ; Christophe, ingénieur de recherche ; et Élodie enseignante dans le secondaire. Chacun apportant son expertise, ses centres d’intérêt et sa propre vision du partage des savoirs.


Le projet Sciences & Itinérances est né !

Embarquez avec eux dans le récit de leur périple.

Tout a commencé par un message posté sur la liste de diffusion de l’association « Enseigner les Enjeux Socio-Écologiques dans l’Enseignement Supérieur » sur la démarche de médiation scientifique à vélo initiée par l’association « Les Sacoches du Climat » fondée par de jeunes chercheurs. Pourquoi ne pas poursuivre cette idée, ici dans l’Hérault ?

Une rencontre devant la machine à café, une autre entre deux cours, un appel à volontaires sur la liste des étudiants en doctorat ayant suivi les formations doctorales sur les enjeux socio-écologiques, et voilà notre équipe constituée !

Il a ensuite fallu construire le projet de A à Z : Quel public ? Quel itinéraire ? Comment contacter les enseignants ? Où dormir ? Où manger ? Quel matériel ? Quelles autorisations ? Quel cadre institutionnel ? Quels financements ? Et surtout… Quel contenu ?

Chacun y est allé de son « grain de sel » pour proposer un atelier ou une conférence dans son domaine de recherche ou d’intérêt. Ainsi, notre plaquette d’information finalisée avec des propositions concrètes, nous avons contacté les établissements scolaires et les communes pour leur proposer conférences et ateliers.

Un vrai succès ! À l’approche de la semaine d’itinérance programmée, les demandes ont afflué et il a fallu faire des choix, car nous ne pouvions pas satisfaire toutes les demandes !

Après des préparatifs minutieux, est enfin venu l’heure du départ en direction de Sète.

Pour certains, c’était la première grande aventure à vélo. Depuis les bords du Lez jusqu’aux lagunes et ses flamants roses, accompagnés par la musique de Christophe et en dépit d’une météo pluvieuse, un petit air de vacances flottait !

© Lilou Zeller

Après une nuit à Sète, notre première intervention auprès des élèves arrivait. C’est avec un peu d’appréhension que nous allions rencontrer nos premiers élèves de troisième pour des fresques du climat. Allaient-ils être intéressés et investis ? Quelles seraient leurs réactions ? Comment allions-nous gérer un public si différent de nos étudiants à l’Université ? Finalement, tout s’est bien passé dans un joyeux brouhaha. Cette expérience très riche a laissé de belles fresques du climat illustrées par les élèves, qui iront s’afficher dans les couloirs du collège.
Notre itinérance s’est ensuite poursuivie en direction d’Agde, Pézenas, Nébian, Clermont-l’Hérault, Saint-André-de-Sangonis et enfin Gignac.
Un périple presque sans accrocs, si ce n’est deux crevaisons (il faudra changer les pneus de ton vélo, Lilou), et une « tuile » qui a bien failli nous amener à animer une fresque du climat … sans carte ! Mais c’était sans compter sur la présence inespérée d’un imprimeur-reprographe à Gignac !

Nous ne pouvons qu’évoquer ici nos meilleurs souvenirs

© Lilou Zeller

– Les magnifiques paysages d’étangs et de vignes, la plage de la Conque et les reliefs volcaniques de la basse vallée de l’Hérault.

– La richesse des échanges autour des repas à la cantine dans des lycées, l’accueil chaleureux pour la nuit, chez l’habitant ou dans un internat.

– L’intervention de Léa auprès d’une classe en option HGGSP (Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques), faisant raisonner les sciences et techniques avec les sciences humaines.

– Le public de Nébian, captivé par l’intervention sur les eaux souterraines et leur dépollution.

© Lilou Zeller

– Les élèves de classes de primaire ravis de montrer leurs cailloux préférés. Leur découverte des roches et de leurs usages.

– Les élèves du lycée Bonneterre, découvrant à partir de quelques cailloux « insignifiants » le cycle infernal de la matière au service des besoins humains.

– Les élèves du lycée agricole de Gignac qui veulent changer le monde.

– Le regard fasciné et attendri de Thomas devant le déroulement d’un atelier réparation de vélo dans une classe de CM1-CM2 à Saint-André-de-Sangonis.

(et bien d’autres souvenirs encore)

En conclusion, une semaine hors du temps, riche en échanges « débranchés » (à l’image d’un atelier cher à Lilou), où nous avons enfin pu prendre du temps. Vive le vélo !
  • 175 km parcourus;
  • 17 sacoches de vélo pleines à craquer;
  • 14 classes visitées dans 8 établissements;
  • 2 conférences grand public;
  • et seulement 2 crevaisons !
À bientôt pour de nouvelles aventures !



Et pour en savoir plus :

Qui sommes nous ?
  • Xavier Bessière est doctorant au laboratoire Montpellier Research in Management.
  • Christophe Coillot est ingénieur de recherche CNRS au laboratoire Charles Coulomb.
  • Benoît Gibert est enseignant-chercheur à l’Université de Montpellier et à Géosciences Montpellier.
  • Elodie Granier est professeure en SVT au Lycée René Gosse de Clermont-l’Hérault et enseigne à l’Université de Montpellier.
  • Léa Lelimouzin est doctorante à Géosciences Montpellier.
  • Thomas Mineau est doctorant à Géosciences Montpellier.
  • Lilou Zeller est doctorante à Géosciences Montpellier.
Remerciements
  • Nous remercions l’ensemble des enseignants ayant participé à ce projet pour leur si bel accueil, leur motivation et leur investissement. Merci aux élèves pour leur enthousiasme. Merci à toutes les personnes qui nous ont permis de nous loger : l’internat du lycée agricole Bonneterre, les habitants du village de Nébian, et un merci spécial à la maman de Xavier et ses incroyables tartes ! Merci à l’association des Jardins Partagés pour leur accueil et l’organisation de la soirée à la bibliothèque de Nébian. Plus proche de nous, merci à Anne pour le logo et la com’. Merci à Nicolas Le Moigne pour le soutien tout au long du projet. Merci au service de communication de la Faculté des Sciences pour son intérêt porté pour cette initiative. Merci à Énora Badin et Lucas Ligneul, étudiants de L3, qui nous ont rejoint le vendredi, pour animer l’atelier qu’ils ont conçu autour du cycle de l’aluminium (voir l’article consacré à cet atelier). Merci à Alice Copie pour nous avoir rejoint en fin de semaine.
  • Merci au soutien du Collège Doctoral, qui a permis aux doctorants de faire valoir cette expérience via la validation d’une unité d’enseignement et qui a ainsi permis de réaliser cette itinérance dans un cadre institutionnel reconnu.
  • Merci à Philippe Mahuzies (Chargé de mission sciences et développement durable) et Patrice Fabre, (Inspecteur d’académie – inspecteur pédagogique régional SVT) de l’académie de Montpellier, pour avoir diffusé notre initiative auprès des établissements scolaires.
  • Merci à l’équipe Manteau et Interfaces de Géosciences Montpellier pour avoir subventionné le projet.
Point presse

© Alice Copie

 

[Initiative étudiante] La fresque de l’aluminium

Dans un monde où les métaux sont omniprésents et essentiels à notre mode de vie, leur exploitation soulève des défis environnementaux et socio-économiques majeurs. Comment sensibiliser le public, et notamment les plus jeunes, à ces enjeux complexes ? C’est le défi qu’ont relevé deux étudiants en sciences de la Terre dans le cadre d’un projet tutoré.
En collaboration avec Univerlacité et deux de leurs enseignants, ils ont conçu un outil pédagogique : la fresque de l’aluminium. Cet atelier permet aux enfants de découvrir le cycle de vie de ce métal, ses impacts environnementaux et les défis liés à son exploitation à travers un jeu de carte. Une approche ludique pour éveiller les consciences citoyennes dès le plus jeune âge.

Nous évoluons dans un contexte socio-économique où les métaux sont indispensables à notre mode de vie. Qu’il s’agisse de la production et du stockage d’énergie, des transports ou des technologies numériques, ils sont au cœur de l’économie mondiale. Leurs chaînes d’approvisionnement sont cependant confrontées à trois défis majeurs : l’épuisement progressif des réserves, l’augmentation rapide de la demande et des déchets engendrés, et la gestion des émissions de gaz à effet de serre.

Dans le cadre d’un projet tutoré effectué pendant leur troisième année de licence au département d’enseignement des sciences de la Terre, de l’Eau et de l’Environnement de l’Université de Montpellier, Lucas Ligneul et Énora Badin ont travaillé sur un projet de médiation scientifique en collaboration avec Univerlacité*.

ls ont développé, avec leurs tuteurs Léa Lelimouzin et Benoît Gibert de Géosciences Montpellier, un outil pédagogique et ludique qui est la base d’une première réflexion citoyenne autour du cycle de vie des métaux. L’enjeu est ainsi de montrer que notre mode de vie repose sur des ressources limitées, dont l’exploitation et la transformation génèrent des pollutions ayant des impacts environnementaux et sanitaires non négligeables. Leur atelier La fresque de l’aluminium permet aux participants d’explorer les différentes étapes du cycle d’un matériau de notre quotidien : l’aluminium.

Lucas et Énora ont créé un jeu de 36 cartes réparties en plusieurs catégories, identifiables par un code couleur. Cette organisation visuelle aide le public à se repérer et à structurer progressivement sa réflexion. Le déroulement de l’activité en quatre étapes successives permet d’aborder des enjeux tels que les émissions de CO₂, la production de déchets, ou encore les écarts temporels entre la formation du gisement et les procédés industriels.

la fresque de l’aluminium : Comment ça marche

Lors du premier tour, les joueurs reçoivent des cartes noires dites « squelettes », qui représentent les grandes étapes du cycle de vie de l’aluminium et posent les bases de l’atelier. Le reste des cartes devra être placé entre ces cartes squelettes. Les cartes « procédés » sont ensuite intégrées à la fresque. Elles montrent les transformations et les liens entre les différentes étapes. L’objectif pour les élèves est de comprendre que les différents éléments sont liés par des relations de cause à effet. Ensuite, les cartes « localisation » puis « temps » sont introduites afin d’apporter des repères spatiaux et temporels. Les cartes localisation introduisent l’idée que les différents processus, ainsi que les différentes étapes, ne sont pas réalisés dans les mêmes régions du monde. On peut alors se poser la question des émissions de gaz à effet de serre tout au long du cycle de vie de ce métal. Les cartes temps, quant à elles, mettent en évidence les différences de temporalité entre les processus naturels (de 100 000 ans au million d’années) et les processus industriels (de la journée au mois).
Enfin, les cartes « quantités » et « pollutions » viennent compléter la fresque, pour que les élèves prennent conscience des impacts environnementaux à chaque étape du cycle, qu’ils soient liés aux déchets ou à l’émission de gaz à effet de serre. Cette dernière étape favorise la réflexion et les échanges sur l’impact environnemental qui découle du cycle de l’aluminium. C’est donc dans cet ordre que la fresque a été réalisée lors de nos interventions.

Le 25 mars 2026, Énora, Lucas, Léa et Benoît ont eu le plaisir d’expérimenter leur atelier avec les élèves de 5ème du collège Simone Veil de Montpellier.

Après une brève introduction sur les différents métaux, ils ont animé leur atelier la fresque de l’aluminium, puis proposé un atelier d’observation d’échantillons de granite, d’arène granitique et de bauxite pour aider les collégiens à faire le lien entre ces éléments concrets et les notions abordées durant la fresque. Énora et Lucas ont conclu leur intervention auprès des élèves en leur exposant la particularité de l’aluminium lorsqu’on replace cet élément chimique dans son contexte historique et local. Une seconde intervention a été menée avec succès auprès d’une classe de CM1/CM2 de l’école primaire de Saint-André-de-Sangonis, dans le cadre d’un projet de médiation scientifique organisée par un groupe de chercheurs et de doctorants de Géosciences Montpellier.

*Univerlacité est une initiative portée par l’Université de Montpellier visant à renforcer le lien entre l’université et les quartiers prioritaires, notamment dans le cadre des Réseaux d’Éducation Prioritaire (REP).

[Climate of the Past] 10 séminaires à voir ou revoir

À l’occasion de son 20ᵉ anniversaire, la revue de l’Union européenne des géosciences (EGU) Climate of the Past, a lancé une série de 10 webinaires pour célébrer deux décennies d’excellence en science du paléoclimat.

Découvrez sur le blog de l’EGU l’interview de Denis-Didier Rousseau (CNRS, Géosciences Montpellier), cofondateur et actuel co-rédacteur en chef du journal. La journaliste y aborde avec lui les origines de la revue, sa vision et sa mission dans un contexte scientifique marqué par l’accélération, où la pression pour publier toujours plus et toujours plus vite pèse sur les scientifiques. Elle explore également la philosophie éditoriale qui guide ce projet.

-> Interview de Denis-Didier Rousseau (CNRS, Géosciences Montpellier) sur le blog de l’EGU

Chaque webinaire met en lumière la diversité scientifique avec des interventions de chercheurs de premier plan dans différents domaines des sciences du paléoclimat.

Retrouvez les enregistrements des séminaires « Climate of the Past » :

1. Past Abrupt Climate Changes and Tipping Points

2. High-Resolution Palaeoclimate Data (septembre 2025)

3. Greenhouse Gases and Climate Sensitivity

4. Paleoclimate Modeling and Data Assimilation

5. Impact of Climate Changes on Ecosystems & Humans

6. Past Ocean Circulation and Climate Change

7. Polar Climate History

8. Variabilité des paléomoussons (février 2026)

9. Past Volcanism and Climate (mars 2026)

10. Paleoclimate of Extreme Events (avril 2026)

[Nouveau projet] PIROS

Énergie renouvelable pour le développement des zones rurales de montagne.  le projet PIROS explore le potentiel de la géothermie dans les Pyrénées.

Démarré en avril 2026 (fin : avril 2029), PIROS est un projet européen transfrontalier du programme POCTEFA porté par l’Université de Barcelone. Il vise à caractériser la genèse des perturbations géothermiques de la zone axiale des Pyrénées afin de promouvoir un modèle énergétique renouvelable et durable dans les zones rurales de montagne. Les travaux sont conduits sur une emprise géographique transfrontalière allant de la côte du Roussillon jusqu’à Andorre. Les approches déployées sont structurales, géochimiques-géochronologiques, géophysiques et hydrogéochimiques.

Le projet PIROS est le fruit d’une collaboration entre des chercheurs de Barcelone, de Montpellier, de Paris Saclay et d’Andorre. 4 thèses seront réparties sur 3 universités. « Potentiel géothermique », l’action 5 du projet est portée par Roger Soliva à Géosciences Montpellier.

La thèse d’Antoine Mercier, en co-tutelle avec l’Université de Barcelone, porte sur la « Caractérisation des anomalies géothermiques des failles de la zone axiale des Pyrénées Orientales (Andorre, Tech et Alt Urgell-Cerdagne) ». Elle est dirigée par Roger Soliva et Eloi Carola Molas (Université de Barcelone) en collaboration avec Philippe Münch (GM) pour la géochimie et la datation des roche.

De nombreuses missions de terrain sont prévues dans les Pyrénées lors de la première année du projet (cartographie structurale), en complément d’une approche cartographique par IA. La deuxième année portera plus particulièrement sur les analyses géochimiques des roches altérées par les fluides hydrothermaux. Enfin, la dernière année sera consacrée à la modélisation numérique du système tectonique et hydrothermal.

Les 3 années du projet seront ponctuées d’actions de communication vers le grand public, les autorités locales et les différents acteurs du thermalisme.

[Conférence GM & ED Gaïa]

Climate change impact on water availability in the Tsanfleuron aquifer (Swiss Alps)

 

Philippe RENARD (University of Neuchâtel)

14h amphi 23.01, campus Triolet, Université de Montpellier

Participer à la conférence (ID :96435399755)

Alpine regions are among the most affected by climate change’s impacts.

In this presentation, I will show how water availability could evolve in the region of Tsanfleuron in the Swiss Alps. This site combines a rapidly retreating glacier overlying a karstic aquifer that feds a spring used for water supply by the municipality of Conthey. The characterization of the system involves several aspects, from estimating the volume of the glacier using geophysics and spatial statistics, to constructing several models allowing to forecast the evolution of water availability.

I will show that our preliminary assessment and models provide highly uncertain forecasts, and discuss how we could improve them.

 

 

Philippe RENARD leads the Stochastic Hydrogeology Group within the Centre for Hydrogeology and Geothermics at the University of Neuchâtel, Switzerland. His research focuses on quantitative hydrogeology and uncertainty quantification to support robust decision-making. It involves software development, fieldwork, data acquisition, and applications of these tools to a wide variety of hydrogeological environments and questions (contaminant transport, climate impact, saltwater intrusion processes, optimization of groundwater extraction, stochastic simulation of aquifer parameters and climatic data).

 

[Journée des doctorants 2026]

Amphi 23.01

Bâtiment 23, Campus Triolet

Chaque année, la Journée des Doctorants de Géosciences Montpellier permet aux doctorants de présenter leurs travaux, d’échanger des idées, d’initier de nouvelles collaborations et de renforcer les liens au sein de la communauté scientifique.

Ne manquez pas cet événement phare de la vie scientifique ! Venez nombreux et nombreuses !

9h à 9h30

Petit déjeuner d’accueil

9h30 à 11h

Valentine Blumstein : Caractérisation et répartition des métaux critiques dans des sphalérites de Norvège.
Lorine Bonnamy : Quels mécanismes contrôlent la position de l’arc volcanique dans les zones de subduction ?
– Le rift sous stéroïdes magmatiques, Clarisse Kercret
Noémie Bosc : L’étude des granulites pour contraindre l’évolution des supercontinents.
Lilou Zeller : Un petit pas pour combler la distance entre modélisation microscopique des
roches et modélisation géophysique.
Léa Lelimouzin : L’art de bien ranger.
Julie Orhant : Les phlogopites, minéraux marqueurs de l’état redox du manteau sous le Rift Est Africain.

11h à 11h15

Pause-café autour des posters

De 11h15 à 12h30

Felipe Saez-Leiva : Fluid assisted strain localization : a numerical perspective.
Maxime Jamet : Relationships between hydrothermal alteration and tectonic activity on the Nojima active fault, Japan.
Alexander Jones : Optimising geophysical methods for geothermal exploration.
Camille Porceillon : Influence of interfaces for fluid migration in sedimentary layers,
Étienne Van Broeck : Voyage au centre de la Lithosphère
Manon Bulliard : Architecture structurale et conditions de formation des gisements d’uranium de type discordance du bassin d’Athabasca, Canada.
Léo Chapuis : Understanding karstification process in fractured media through reactive transport modeling.

12h30 à 14h30

Buffet et discussion autour des posters

14h30 à 15h

Grand jeu des doctorants

115h à 16h30

Conférence de Josselin Gremmel « Voyage en Terre Adélie : à la découverte du continent de glace

[Conférence GM – SHHNH] Les roches sédimentaires : Pour les nuls

par Michel LOPEZ (Prefesseur émérite, Université de Montpellier, Géosciences Montpellier)

- Vendredi 12 juin 2026 – 17h30 au local de la SHHNH, 125 rue du Moulin Sémalen à Montpellier.

 

[Soutenance de thèse]
Charlotte GUY

Université de pharmacie, Salle Méditerranée du bâtiment Hydropolis

L’exposome chimique dans les milieux aquatiques, apport par les eaux usées traitées et enjeux liés à leur réutilisation : Développement d’une méthodologie d’analyse non-ciblée dans un contexte Santé Environnement

Suivre en ligne : https://umontpellier-fr.zoom.us/j/94277480122

L’analyse non ciblée par spectrométrie de masse haute résolution constitue un outil central pour appréhender la complexité chimique des eaux usées traitées, en intégrant contaminants, métabolites et produits de transformation. Dans un contexte de réutilisation des eaux usées face aux tensions croissantes sur la ressource, la présence résiduelle de micropolluants soulève des enjeux majeurs. Cette thèse évalue ainsi l’apport de l’analyse non ciblée pour caractériser la qualité chimique des effluents suite à un traitement par barrières réactives à base de matériaux naturels. Ces travaux reposent sur une stratégie analytique intégrée combinant analyses ciblées, suspect screening et analyse non ciblée par LC-HRMS, afin d’étudier à la fois l’abattement des contaminants et les modifications globales de la signature chimique des effluents. Une attention particulière a été portée sur le devenir de la venlafaxine, de la lamotrigine et de leurs métabolites et produits de transformation dans des dispositifs expérimentaux en réacteur fermé et en colonnes. Les résultats montrent que les barrières réactives permettent une diminution globale du nombre de molécules dans les eaux usées traitées et une atténuation importante de nombreux micropolluants, principalement par un mécanisme de sorption. Ils révèlent également l’apparition de nouveaux signaux après traitement, attribuables à des transformations partielles ou au relargage de composés issus des matériaux constituants les barrières réactives. Ces travaux soulignent ainsi l’intérêt des approches non ciblées pour appréhender l’éco-exposome chimique des eaux usées traitées et montrent que l’évaluation des barrières réactives doit intégrer à la fois les bénéfices d’abattement et les modifications induites de la signature chimique des effluents.

Composition du Jury :

– Emmanuelle VULLIET, Directrice de recherche CNRS, ISA, Lyon, rapportrice
– Jérôme LABILLE, Directeur de recherche CNRS, CEREGE, Marseille, rapporteur
– Catherine FAUR, Professeure, IEM, Montpellier, examinatrice
– Jesús CARRERA, Directeur de recherche CSIC, IDAEA, Barcelone, examinateur
Direction de thèse :
– Elena GOMEZ, Professeure, Université de Montpellier, directrice de thèse
– Linda LUQUOT, Directrice de recherche CNRS, Géosciences, Montpellier, co-directrice de thèse
– Geoffroy DUPORTE, Maître de conférence, Université de Montpellier, co-encadrant