[Médaille de chevalier de l’Ordre national du Mérite] Muriel Geeraert
Félicitations à notre brillante ingénieure !
C’est avec une immense fierté que Géosciences Montpellier félicite Muriel Geeraert, distinguée par la médaille de chevalier de l’Ordre national du Mérite pour son engagement au service de la science et de la recherche.
C’est avec émotion qu’elle a reçu le 17 avril 2026 sa médaille des mains de Nicolas Arnaud encore très récemment directeur de CNRS INSU.
Lors de son discours, Nicolas Arnaud a tenu à souligner l’importance de cette médaille :
« Cette distinction est l’occasion de reconnaître les métiers de l’ingénierie et de la recherche, comme ceux que vous exercez, ainsi que le patient travail de terrain qui les accompagne. Elle salue aussi un engagement décisif pour la connaissance, et plus particulièrement pour l’environnement. C’est tout cela que nous choisissons d’honorer aujourd’hui à travers votre parcours. »
Entrée au CNRS dès 1994, au Laboratoire pour l’Utilisation des Rayonnements Électromagnétiques (LURE), Muriel s’est imposée comme spécialiste de la sûreté nucléaire, en charge de la sécurité de l’Accélérateur Linéaire d’Orsay pendant plus de quinze ans. Au cœur d’installations sensibles, rigueur, fiabilité et sens du collectif n’étaient pas pour elle de simples qualités, mais bien des impératifs absolus, garants de la sécurité et du bon fonctionnement du service.
En 2009, à la suite du démantèlement de l’accélérateur, elle a fait un choix extrêmement courageux : quitter le monde des grands instruments pour rejoindre celui des sciences de la Terre à Montpellier. Elle a ainsi opté pour un métier tourné vers des enjeux environnementaux, se rapprochant de la Terre et réunissant, enfin, aspirations personnelles et professionnelles. Cette reconversion, pari risqué, s’est avérée une réussite. Aujourd’hui, ce succès est salué par toutes celles et tous ceux qui ont la chance de travailler à ses côtés.
Muriel Geeraert est ingénieure CNRS en hydrogéologie à dans l’équipe Transport en Milieux Poreux. Elle parcourt l’Hérault et les Pyrénées-Orientales de forage en forage, pour recueillir des données précieuses pour les chercheurs. En effet, ses forages instrumentés fournissent des informations variées, telles que le niveau d’intrusion d’eau salée dans les réservoirs d’eau douce côtiers ou l’impact des mouvements de terrain à Pégairolles-de-l’Escalette, près de Lodève. Muriel apprécie particulièrement cette diversité dans son travail, sur le terrain de la côte à l’arrière pays, mais également au laboratoire où elle alimente les bases de données et entretient le matériel, et au contact des étudiants de l’université avec qui elle aime partager son expertise.

👉 Retrouvez le portrait de Muriel dans « Rouages » de l’Université de Montpellier : https://www.umontpellier.fr/articles/rouages-si-nous-continuons-un-jour-ces-aquiferes-ne-pourront-plus-nous-fournir-deau
Toutes nos félicitations Muriel ! 🎉


