Géosciences Montpellier
Université de Montpellier
Campus Triolet cc 060
Place Eugène Bataillon
34095 Montpellier cedex 05
FRANCE


© Ville de Palavas-les-Flots
• Découvrir les travaux de Frédéric Bouchette dans le magazine de l’Université de Montpellier LUM : https://www.umontpellier.fr/articles/quand-la-mer-monte.
La presse en parle
•
: Érosion du littoral : pourquoi des experts japonais veulent s’inspirer de Palavas-les-Flots.
•
: Face à l’érosion et à la submersion marine, l’exemple de Palavas séduit Tokyo.
Hasard du calendrier ? Le lendemain, un groupe d’étudiants de l’Université de Nagoya, accompagnés de Kazuki Matsuyama, actuellement en thèse à Géosciences Montpellier, a rencontré Benoît Ildefonse (au centre de la photo), qui leur a fait une présentation sur l’exploration des grands fonds marins.
« Nous sommes toujours pleinement satisfaits des liens très forts établis de longues date entre les scientifiques japonais et les membres du laboratoire. Ils s’enrichissent chaque année de nouveaux événements. », avoue Benoît Ildefonse, directeur de Géosciences Montpellier.

© Christophe Coillot
Tout a commencé par un message posté sur la liste de diffusion de l’association « Enseigner les Enjeux Socio-Écologiques dans l’Enseignement Supérieur » sur la démarche de médiation scientifique à vélo initiée par l’association « Les Sacoches du Climat » fondée par de jeunes chercheurs. Pourquoi ne pas poursuivre cette idée, ici dans l’Hérault ?
Une rencontre devant la machine à café, une autre entre deux cours, un appel à volontaires sur la liste des étudiants en doctorat ayant suivi les formations doctorales sur les enjeux socio-écologiques, et voilà notre équipe constituée !
Il a ensuite fallu construire le projet de A à Z : Quel public ? Quel itinéraire ? Comment contacter les enseignants ? Où dormir ? Où manger ? Quel matériel ? Quelles autorisations ? Quel cadre institutionnel ? Quels financements ? Et surtout… Quel contenu ?
Chacun y est allé de son « grain de sel » pour proposer un atelier ou une conférence dans son domaine de recherche ou d’intérêt. Ainsi, notre plaquette d’information finalisée avec des propositions concrètes, nous avons contacté les établissements scolaires et les communes pour leur proposer conférences et ateliers.
Un vrai succès ! À l’approche de la semaine d’itinérance programmée, les demandes ont afflué et il a fallu faire des choix, car nous ne pouvions pas satisfaire toutes les demandes !
Pour certains, c’était la première grande aventure à vélo. Depuis les bords du Lez jusqu’aux lagunes et ses flamants roses, accompagnés par la musique de Christophe et en dépit d’une météo pluvieuse, un petit air de vacances flottait !

© Lilou Zeller
Après une nuit à Sète, notre première intervention auprès des élèves arrivait. C’est avec un peu d’appréhension que nous allions rencontrer nos premiers élèves de troisième pour des fresques du climat. Allaient-ils être intéressés et investis ? Quelles seraient leurs réactions ? Comment allions-nous gérer un public si différent de nos étudiants à l’Université ? Finalement, tout s’est bien passé dans un joyeux brouhaha. Cette expérience très riche a laissé de belles fresques du climat illustrées par les élèves, qui iront s’afficher dans les couloirs du collège.
Notre itinérance s’est ensuite poursuivie en direction d’Agde, Pézenas, Nébian, Clermont-l’Hérault, Saint-André-de-Sangonis et enfin Gignac.
Un périple presque sans accrocs, si ce n’est deux crevaisons (il faudra changer les pneus de ton vélo, Lilou), et une « tuile » qui a bien failli nous amener à animer une fresque du climat … sans carte ! Mais c’était sans compter sur la présence inespérée d’un imprimeur-reprographe à Gignac !

© Lilou Zeller
– Les magnifiques paysages d’étangs et de vignes, la plage de la Conque et les reliefs volcaniques de la basse vallée de l’Hérault.
– La richesse des échanges autour des repas à la cantine dans des lycées, l’accueil chaleureux pour la nuit, chez l’habitant ou dans un internat.
– L’intervention de Léa auprès d’une classe en option HGGSP (Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques), faisant raisonner les sciences et techniques avec les sciences humaines.
– Le public de Nébian, captivé par l’intervention sur les eaux souterraines et leur dépollution.

© Lilou Zeller
– Les élèves de classes de primaire ravis de montrer leurs cailloux préférés. Leur découverte des roches et de leurs usages.
– Les élèves du lycée Bonneterre, découvrant à partir de quelques cailloux « insignifiants » le cycle infernal de la matière au service des besoins humains.
– Les élèves du lycée agricole de Gignac qui veulent changer le monde.
– Le regard fasciné et attendri de Thomas devant le déroulement d’un atelier réparation de vélo dans une classe de CM1-CM2 à Saint-André-de-Sangonis.
(et bien d’autres souvenirs encore)


© Alice Copie
Nous évoluons dans un contexte socio-économique où les métaux sont indispensables à notre mode de vie. Qu’il s’agisse de la production et du stockage d’énergie, des transports ou des technologies numériques, ils sont au cœur de l’économie mondiale. Leurs chaînes d’approvisionnement sont cependant confrontées à trois défis majeurs : l’épuisement progressif des réserves, l’augmentation rapide de la demande et des déchets engendrés, et la gestion des émissions de gaz à effet de serre.
ls ont développé, avec leurs tuteurs Léa Lelimouzin et Benoît Gibert de Géosciences Montpellier, un outil pédagogique et ludique qui est la base d’une première réflexion citoyenne autour du cycle de vie des métaux. L’enjeu est ainsi de montrer que notre mode de vie repose sur des ressources limitées, dont l’exploitation et la transformation génèrent des pollutions ayant des impacts environnementaux et sanitaires non négligeables. Leur atelier La fresque de l’aluminium permet aux participants d’explorer les différentes étapes du cycle d’un matériau de notre quotidien : l’aluminium.
Lucas et Énora ont créé un jeu de 36 cartes réparties en plusieurs catégories, identifiables par un code couleur. Cette organisation visuelle aide le public à se repérer et à structurer progressivement sa réflexion. Le déroulement de l’activité en quatre étapes successives permet d’aborder des enjeux tels que les émissions de CO₂, la production de déchets, ou encore les écarts temporels entre la formation du gisement et les procédés industriels.
Lors du premier tour, les joueurs reçoivent des cartes noires dites « squelettes », qui représentent les grandes étapes du cycle de vie de l’aluminium et posent les bases de l’atelier. Le reste des cartes devra être placé entre ces cartes squelettes. Les cartes « procédés » sont ensuite intégrées à la fresque. Elles montrent les transformations et les liens entre les différentes étapes. L’objectif pour les élèves est de comprendre que les différents éléments sont liés par des relations de cause à effet. Ensuite, les cartes « localisation » puis « temps » sont introduites afin d’apporter des repères spatiaux et temporels. Les cartes localisation introduisent l’idée que les différents processus, ainsi que les différentes étapes, ne sont pas réalisés dans les mêmes régions du monde. On peut alors se poser la question des émissions de gaz à effet de serre tout au long du cycle de vie de ce métal. Les cartes temps, quant à elles, mettent en évidence les différences de temporalité entre les processus naturels (de 100 000 ans au million d’années) et les processus industriels (de la journée au mois).
Enfin, les cartes « quantités » et « pollutions » viennent compléter la fresque, pour que les élèves prennent conscience des impacts environnementaux à chaque étape du cycle, qu’ils soient liés aux déchets ou à l’émission de gaz à effet de serre. Cette dernière étape favorise la réflexion et les échanges sur l’impact environnemental qui découle du cycle de l’aluminium. C’est donc dans cet ordre que la fresque a été réalisée lors de nos interventions.
Après une brève introduction sur les différents métaux, ils ont animé leur atelier la fresque de l’aluminium, puis proposé un atelier d’observation d’échantillons de granite, d’arène granitique et de bauxite pour aider les collégiens à faire le lien entre ces éléments concrets et les notions abordées durant la fresque. Énora et Lucas ont conclu leur intervention auprès des élèves en leur exposant la particularité de l’aluminium lorsqu’on replace cet élément chimique dans son contexte historique et local. Une seconde intervention a été menée avec succès auprès d’une classe de CM1/CM2 de l’école primaire de Saint-André-de-Sangonis, dans le cadre d’un projet de médiation scientifique organisée par un groupe de chercheurs et de doctorants de Géosciences Montpellier.
*Univerlacité est une initiative portée par l’Université de Montpellier visant à renforcer le lien entre l’université et les quartiers prioritaires, notamment dans le cadre des Réseaux d’Éducation Prioritaire (REP).
À l’occasion de son 20ᵉ anniversaire, la revue de l’Union européenne des géosciences (EGU) Climate of the Past, a lancé une série de 10 webinaires pour célébrer deux décennies d’excellence en science du paléoclimat.
Découvrez sur le blog de l’EGU l’interview de Denis-Didier Rousseau (CNRS, Géosciences Montpellier), cofondateur et actuel co-rédacteur en chef du journal. La journaliste y aborde avec lui les origines de la revue, sa vision et sa mission dans un contexte scientifique marqué par l’accélération, où la pression pour publier toujours plus et toujours plus vite pèse sur les scientifiques. Elle explore également la philosophie éditoriale qui guide ce projet.
-> Interview de Denis-Didier Rousseau (CNRS, Géosciences Montpellier) sur le blog de l’EGU
Chaque webinaire met en lumière la diversité scientifique avec des interventions de chercheurs de premier plan dans différents domaines des sciences du paléoclimat.
1. Past Abrupt Climate Changes and Tipping Points
2. High-Resolution Palaeoclimate Data (septembre 2025)
3. Greenhouse Gases and Climate Sensitivity
4. Paleoclimate Modeling and Data Assimilation
5. Impact of Climate Changes on Ecosystems & Humans
6. Past Ocean Circulation and Climate Change
8. Variabilité des paléomoussons (février 2026)
Le projet PIROS est le fruit d’une collaboration entre des chercheurs de Barcelone, de Montpellier, de Paris Saclay et d’Andorre. 4 thèses seront réparties sur 3 universités. « Potentiel géothermique », l’action 5 du projet est portée par Roger Soliva à Géosciences Montpellier.
La thèse d’Antoine Mercier, en co-tutelle avec l’Université de Barcelone, porte sur la « Caractérisation des anomalies géothermiques des failles de la zone axiale des Pyrénées Orientales (Andorre, Tech et Alt Urgell-Cerdagne) ». Elle est dirigée par Roger Soliva et Eloi Carola Molas (Université de Barcelone) en collaboration avec Philippe Münch (GM) pour la géochimie et la datation des roche.
De nombreuses missions de terrain sont prévues dans les Pyrénées lors de la première année du projet (cartographie structurale), en complément d’une approche cartographique par IA. La deuxième année portera plus particulièrement sur les analyses géochimiques des roches altérées par les fluides hydrothermaux. Enfin, la dernière année sera consacrée à la modélisation numérique du système tectonique et hydrothermal.
Les 3 années du projet seront ponctuées d’actions de communication vers le grand public, les autorités locales et les différents acteurs du thermalisme.

Protéger et préserver avec détermination ! Le Géoparc s’engage à protéger et conserver les sites géologiques de la région en mettant en œuvre des mesures pour prévenir leur dégradation, tout en les rendant accessibles au public.
Éduquer pour mieux comprendre ! Le développement de programmes éducatifs vise à informer le public sur l’importance cruciale de la géologie et de la biodiversité.
Unir les forces pour une cause commune ! Le Géoparc crée une synergie puissante entre les institutions, les associations et les entreprises locales, transformant ainsi le projet en une plateforme collaborative dynamique où chacun contribue à la mise en valeur et à l’attractivité du patrimoine naturel pour un large public.
En intégrant ce projet, l’Université de Montpellier représentée par Stéphane Dominguez de Géosciences Montpellier, rapproche le département et le milieu de la recherche scientifique afin d’enrichir et de partager la connaissance de l’histoire géologique de la région, dans une dynamique pédagogique de diffusion des savoirs.
Découvrez les 32 sites d’importance à visiter (Télécharger la carte en pdf) !
C’est avec une immense fierté que Géosciences Montpellier félicite Muriel Geeraert, distinguée par la médaille de chevalier de l’Ordre national du Mérite pour son engagement au service de la science et de la recherche.
C’est avec émotion qu’elle a reçu le 17 avril 2026 sa médaille des mains de Nicolas Arnaud encore très récemment directeur de CNRS INSU.
Lors de son discours, Nicolas Arnaud a tenu à souligner l’importance de cette médaille :
« Cette distinction est l’occasion de reconnaître les métiers de l’ingénierie et de la recherche, comme ceux que vous exercez, ainsi que le patient travail de terrain qui les accompagne. Elle salue aussi un engagement décisif pour la connaissance, et plus particulièrement pour l’environnement. C’est tout cela que nous choisissons d’honorer aujourd’hui à travers votre parcours. »
Entrée au CNRS dès 1994, au Laboratoire pour l’Utilisation des Rayonnements Électromagnétiques (LURE), Muriel s’est imposée comme spécialiste de la sûreté nucléaire, en charge de la sécurité de l’Accélérateur Linéaire d’Orsay pendant plus de quinze ans. Au cœur d’installations sensibles, rigueur, fiabilité et sens du collectif n’étaient pas pour elle de simples qualités, mais bien des impératifs absolus, garants de la sécurité et du bon fonctionnement du service.
En 2009, à la suite du démantèlement de l’accélérateur, elle a fait un choix extrêmement courageux : quitter le monde des grands instruments pour rejoindre celui des sciences de la Terre à Montpellier. Elle a ainsi opté pour un métier tourné vers des enjeux environnementaux, se rapprochant de la Terre et réunissant, enfin, aspirations personnelles et professionnelles. Cette reconversion, pari risqué, s’est avérée une réussite. Aujourd’hui, ce succès est salué par toutes celles et tous ceux qui ont la chance de travailler à ses côtés.
Muriel Geeraert est ingénieure CNRS en hydrogéologie à dans l’équipe Transport en Milieux Poreux. Elle parcourt l’Hérault et les Pyrénées-Orientales de forage en forage, pour recueillir des données précieuses pour les chercheurs. En effet, ses forages instrumentés fournissent des informations variées, telles que le niveau d’intrusion d’eau salée dans les réservoirs d’eau douce côtiers ou l’impact des mouvements de terrain à Pégairolles-de-l’Escalette, près de Lodève. Muriel apprécie particulièrement cette diversité dans son travail, sur le terrain de la côte à l’arrière pays, mais également au laboratoire où elle alimente les bases de données et entretient le matériel, et au contact des étudiants de l’université avec qui elle aime partager son expertise.

👉 Retrouvez le portrait de Muriel dans « Rouages » de l’Université de Montpellier : https://www.umontpellier.fr/articles/rouages-si-nous-continuons-un-jour-ces-aquiferes-ne-pourront-plus-nous-fournir-deau
Toutes nos félicitations Muriel ! 🎉
Saviez-vous que la Lozère, “pays des sources”, doit ses paysages actuel à l’eau ? Depuis toujours, cette ressource façonne nos paysages, nos écosystèmes et notre quotidien. Mais à l’heure où le climat se dérègle, quel futur se dessine pour ce territoire ?
Dans cette conférence, jacques Malavieille (Directeur de Recherche émérite CNRS à Géosciences Montpellier) explore :
✅ Le rôle clé de l’eau dans la formation des paysages lozériens
✅ L’impact de l’activité humaine sur le cycle de l’eau et nos environnements
✅ Les défis à relever pour préserver cette ressource vitale
📽️ Découvrez la vidéo intégrale
Eau ChangementClimatique Lozère Environnement Géosciences Patrimoine
Les séismes lents, découverts au début des années 2000, durent de quelques mois à plusieurs années et passent inaperçus pour les populations, mais leur étude est cruciale pour mieux comprendre le risque sismique global.
Leur détection et leur caractérisation restent difficiles, et c’est là qu’intervient la créativité et l’ingéniosité de Jean Chéry, chercheur à Géosciences Montpellier. Épaulé par Martin Foin, en thèse à Géosciences Montpellier (thèse 2022-2025 : « Développement et caractérisation d’un extensomètre de forage à mesure interférométrique pour la géophysique »), ils ont conçu un extensomètre 3D bon marché, capable de mesurer les déformations du sol dans toutes les directions (horizontale et verticale), là où les instruments existants ne mesurent que partiellement ces déformations et coûtent très cher.
Pour aller plus loin