[Conférence GM & ED Gaïa]

Histoire d’une MÉTÉORITE pas comme les autres

Sylvain BOULEY (Université Paris-Saclay)

10:30 amphi 23.01, campus Triolet, Université de Montpellier

Participer à la conférence (ID : 971 2682 1286)

Le matin du 13 février 2023, à 3h59, l’astéroïde 2023 CX1 pénétre dans l’atmosphère terrestre au-dessus du nord de la France, seulement sept heures après sa découverte par les astronomes. Cette détection extrêmement rapide a permis d’anticiper sa chute et d’organiser dès le 14 février une campagne de recherche de météorites.

Durant les deux semaines qui ont suivi, une équipe réunissant des chercheurs du programme FRIPON/Vigie-Ciel, des astronomes amateurs, des passionnés et de nombreux volontaires s’est mobilisée sur le terrain, à proximité du village de Saint-Pierre-le-Viger, en Seine-Maritime. Leur objectif : retrouver les fragments de roche extraterrestre ayant survécu à l’entrée atmosphérique et à l’impact avec le sol.

Cette quête collective, mêlant science, engagement citoyen et aventure humaine, a permis de mieux comprendre la trajectoire, la fragmentation et la nature de ce petit corps céleste. Une mission hors norme, à la croisée de la recherche scientifique et de la mobilisation du public.

 

Planétologue et professeur à Université Paris-Saclay, Sylvain BOULEY étudie et interprète les surfaces planétaires. Spécialiste de Mars et des cratères d’impact, il est co-responsable du programme FRIPON/Vigie-Ciel, dédié à l’observation du flux de matière extraterrestre atteignant la Terre. Très engagé dans la diffusion des savoirs, il consacre une part importante de son activité à la vulgarisation de l’astronomie et a longtemps été président de la Société Astronomique de France.

 

 

 

 

 

 

 

[Replay conférence] L’eau, architecte des paysages lozériens : Quel avenir face au changement climatique ?

Saviez-vous que la Lozère, “pays des sources”, doit ses paysages actuel à l’eau ? Depuis toujours, cette ressource façonne nos paysages, nos écosystèmes et notre quotidien. Mais à l’heure où le climat se dérègle, quel futur se dessine pour ce territoire ?

Dans cette conférence, jacques Malavieille (Directeur de Recherche émérite CNRS à Géosciences Montpellier) explore :

✅ Le rôle clé de l’eau dans la formation des paysages lozériens

✅ L’impact de l’activité humaine sur le cycle de l’eau et nos environnements

✅ Les défis à relever pour préserver cette ressource vitale

📽️ Découvrez la vidéo intégrale



Eau ChangementClimatique Lozère Environnement Géosciences Patrimoine

[Conférence GM & SHHNH]

Des plaques tectoniques pas si rigides ?!
Modèles dynamiques de déformation de la lithosphère basés sur les propriétés de fluage des roches mantelliques

Conférence grand-public co-organisée par Géosciences Montpellier et la Société d’Horticulture et d’Histoire Naturelle de l’Hérault.


Par Fanny Garel (Maîtresse de conférences Université de Montpellier, Géosciences Montpellier)

Dans le cadre du projet ANR RheoBreak

bâtiment 23, campus Triolet de l’Université de Montpellier, 475 rue du Truel, 34090 Montpellier.

 

[À lire dans CNRS le Journal] Une sphère en ciment pour mieux comprendre les mystérieux séismes lents

Les séismes lents, découverts au début des années 2000, durent de quelques mois à plusieurs années et passent inaperçus pour les populations, mais leur étude est cruciale pour mieux comprendre le risque sismique global.

Leur détection et leur caractérisation restent difficiles, et c’est là qu’intervient la créativité et l’ingéniosité de Jean Chéry, chercheur à Géosciences Montpellier. Épaulé par Martin Foin, en thèse à Géosciences Montpellier (thèse 2022-2025 : « Développement et caractérisation d’un extensomètre de forage à mesure interférométrique pour la géophysique »), ils ont conçu un extensomètre 3D bon marché, capable de mesurer les déformations du sol dans toutes les directions (horizontale et verticale), là où les instruments existants ne mesurent que partiellement ces déformations et coûtent très cher.

-> Lire l’article de CNRS le Journal publié le 07 janvier 2026

 


Pour aller plus loin

[Conférence GM & SHHNH]

Ressources minérales et transition énergétique

Conférence grand-public co-organisée par Géosciences Montpellier et la Société d’Horticulture et d’Histoire Naturelle de l’Hérault.


Par Bénédicte Cenki (Professeure Université de Montpellier, Géosciences Montpellier)

bâtiment 23, campus Triolet de l’Université de Montpellier, 475 rue du Truel, 34090 Montpellier.

 

 

[Soutenance de thèse]
Théo FERREUX

Université Montpellier, Campus Triolet, Bâtiment 36, amphi 36.01

Comparaison de filières de traitement d’eau usée pour la recharge d’aquifères

L’eau douce, ressource vitale pour l’humanité, est sous forte pression en raison de la croissance démographique, de l’urbanisation et du changement climatique. Pour préserver cette ressource, la réutilisation des eaux usées traitées (REUT) apparaît comme une solution prometteuse. La France vise ainsi à réutiliser 10 % de ses eaux usées traitées d’ici 2030. Cependant, les stations de traitement des eaux usées (STEU) n’éliminent pas efficacement les micropolluants organiques (MPs), notamment les composés pharmaceutiques, dont la présence à l’état de traces dans les milieux aquatiques soulève des enjeux environnementaux et de santé humaine majeurs. Afin d’assurer une REUT sûre, il est nécessaire d’intégrer des traitements complémentaires dits « quaternaires », exigés par la directive européenne DERU2, qui impose une élimination d’au moins 80 % des MPs prioritaires d’ici 2045.

Dans ce contexte, cette thèse vise à améliorer les connaissances sur les procédés quaternaires appliqués en conditions réalistes, sans dopage en MPs. Trois objectifs ont guidé les travaux : (i) évaluer l’efficacité des procédés avancés pour l’élimination des MPs pharmaceutiques, (ii) étudier leur couplage avec un procédé « low-cost » fondé sur la nature, et (iii) examiner l’apport des approches analytiques non-ciblées pour la caractérisation des traitements. Dans un premier temps, les travaux ont porté sur l’évaluation de l’efficacité de l’ozonation sur une EUT réelle via une approche intégrée combinant analyse ciblée, recherche de suspects et analyse non-ciblée. Les résultats ont montré des éliminations supérieures à 80 % pour la majorité des MPs à des doses d’ozone inférieures à 1,5 gO3.gC⁻¹, mais aussi la formation d’un grand nombre de produits de transformation issus de l’ozonation (OTPs) à faibles doses (< 1 gO3.gC-1), confirmant la pertinence du suivi par approche non-ciblée. La deuxième partie a évalué la nanofiltration (NF) avec une membrane innovante à fibres creuses en couches de polyélectrolytes (dNF40). Les expérimentations, menées sur eau ultrapure et EUT réelle, ont mis en évidence une rétention supérieure à 80 % pour la majorité des MPs et à 70 % pour la matière organique. La membrane a également montré un faible colmatage, une bonne sélectivité et la production d’un concentrat faiblement salin, démontrant son potentiel pour la REUT, sous réserve d’une gestion adaptée des concentrats. Enfin, le couplage entre procédés avancés et le traitement par infiltration (SAT) amélioré par une barrière réactive naturelle, composée de sable, compost et sciure de bois a été étudié. Ce couplage a permis d’améliorer significativement les performances d’élimination, notamment pour les composés biodégradables et/ou chargés positivement.
Ces résultats confirment la complémentarité entre procédés intensifs et solutions « low-cost » fondées sur la nature, ouvrant la voie à des stratégies de REUT durables et économiquement soutenables. L’utilisation d’approches analytiques non-ciblées s’est révélée essentielle pour mieux appréhender la complexité du processus d’ozonation et identifier plusieurs OTPs générés en conditions réalistes. Ce travail contribue ainsi à la mise en place de stratégies de traitement quaternaire efficaces, durables et compatibles avec les objectifs de préservation des ressources en eau.
Mots clés : Réutilisation des eaux usées traitées, Ozonation, Nanofiltration, Barrière réactive, Analyse ciblée et non-ciblée

Composition du Jury :

– Silvia DIAZ CRUZ, Chercheure, IDAEA, CSIC, Rapportrice

– Dominique WOLBERT, Professeur des Université, ISCR, ENSC Rennes, Rapporteur

– Frédérique COURANT, Professeure des Universités, HSM, Université de Montpellier, Examinatrice

– Romain RICHARD, Maitre de conférences, LGC, Université de Toulouse, Examinateur

– Stéphan BROSILLON, Professeur des Universités, IEM, Université de Montpellier, Directeur de thèse

– Linda LUQUOT, Directrice de recherche, GM, CNRS, Co-Directrice de thèse

– Julie MENDRET, Maître de conférences – HDR, IEM, Université de Montpellier, Invité (Co-Encadrante)

– Geoffroy DUPORTE, Maître de conférences, HSM, Université de Montpellier, Invité (Co-Encadrant)

[Soutenance de thèse]
Teddy WIDEMANN

Université Montpellier, Campus Triolet, Bâtiment 23, amphi 23.01

Prédiction des architectures sédimentaires d’un aquifère terre-mer. Le prisme plio-pléistocène du Roussillon

Mes travaux de recherche portent sur la prédiction de l’architecture sédimentaire d’un prisme deltaïque littoral, selon un continuum terre-mer. Ils sont appliqués au bassin pliocène du Roussillon, pour lequel les modalités de remplissage ont été précisées, et l’extension en mer des aquifères étudiée. L’approche mise au point, combinant notamment sédimentologie de faciès, modélisation sismique, corrélation stratigraphique et datation par enfouissement, permet de pallier l’absence de recouvrement des données dans la frange littorale et le changement d’échelle entre celles-ci.

Parmi les résultats, la corrélation terre–mer des séries permet de proposer une révision des modèles d’âge connus pour les surfaces majeures structurant le prisme.
Le remplissage pliocène est reconnu comme une succession de trois profils de dépôt: Gilbert-deltas, fan-deltas remaniés par les tempêtes et delta marin ouvert dominé par la houle. Ce dernier permet d’expliquer l’essentiel de l’architecture pliocène en mer. La dynamique progrado-aggradante enregistrée par ce système résulte du basculement de la marge passive du Golfe du Lion, des variations eustatiques et de l’héritage paléomorphologique de la Crise de salinité messinienne, tenu comme principal responsable d’un changement de configuration (type et taille) des clinoformes. Cette évolution impacte la distribution et la connectivité des deux principaux aquifères du Roussillon: l’aquifère continental (sables fluviatiles) et l’aquifère marin (sables marins).
La méthodologie développée est transposable à d’autres systèmes côtiers analogues dépourvus de calage au puits et fournit des éléments essentiels pour la gestion durable de la ressource en eau douce en zone côtière.

Composition du Jury :

Cécile Robin, Professeure des universités, Université de Rennes. Rapporteuse
Jean-Yves Reynaud, Professeur des universités, Université de Lille. Rapporteur
Christian Gorini, Professeur des universités, Sorbonne Université. Examinateur
Estelle Leroux, Chercheure-géologue, IFREMER – Centre Bretagne. Examinatrice
Johanna Lofi, Maître de conférence, Université de Montpellier. Directrice de thèse
Éric Lasseur, Chercheur-géologue, BRGM Orléans. Co-directeur de thèse
Serge Berné, Professeur émérite, Université de Perpignan via Domitia. Invité
Claudia Bertoni, Chercheure-Géologue, Oxford University. Invité

[Conférence GM & ED Gaïa]

Les mines d uranium de l’euphorie à la gestion de l’héritage

Patrick CHARDON (IN2P3)

14:00 amphi 23.01, campus Triolet, Université de Montpellier

Participer à la conférence (ID : 994 6615 5801)

Les mines d’uranium font partie des industries extractives les plus récentes et les plus éphémères (1945-2001) du territoire métropolitain. L’enthousiasmes des débuts a aujourd’hui laissé place à de nombreuses controverses et polémiques quant à leur héritage sur le long terme. La Zone Atelier Territoires Uranifère labellisée depuis 2015 par le CNRS-EE développe une démarche socioécosystémique sur les questions que pose la vie dans des environnements caractérisés par une irradiation chronique intense d’origine naturelle ou naturelle renforcée par l’action de l’homme (mines d’uranium). La conférence présentera les principaux résultats des recherches poursuivies depuis 10 ans sur le SES de l’ancienne mine d’uranium de Rophin et l’intérêt d’une approche associant les acteurs du territoire dans la définition et la mise en œuvre des projets scientifiques.

 

Ingénieur de Recherche en métrologie nucléaire au sein de l’IN2P3 Patrick Chardon dirige le Réseau Becquerel qui fédère les plateformes de mesure de radioactivité des laboratoires de l’IN2P3. Impliqué dans l’étude de la radioactivité de l’environnement il est co-créateur/directeur de la zone Atelier Territoires Uranifères (labellisation INEE depuis 2015). Ses activités de recherche portent sur l’interaction entre territoire, société et radioactivité dans une approche sociécosystémique.

 

 

 

 

 

 

[Soutenance de thèse]
Martin FOIN

Université Montpellier, Campus Triolet, Bâtiment 36, amphi 36.03

En ligne https://umontpellier-fr.zoom.us/j/95216941340

Développement et caractérisation d’un extensomètre de forage à mesure interférométrique pour la géophysique

Les déformations d’origine tectonique, volcanique ou hydrologique s’expriment sur des échelles de temps très variées, de quelques fractions de seconde à plusieurs décennies. Les extensomètres de forage à haute résolution couvrent une partie de ce spectre, établissant un lien entre les mesures à hautes fréquences offertes par les capteurs à fibres optiques et celles à très basse fréquence de l’analyse GNSS et InSAR. Cette thèse d’instrumentation porte sur le développement d’un extensomètre de forage à mesure interférométrique capable de reconstruire les six composantes du tenseur de déformation. Après la caractérisation des éléments de mesure, le prototype a été installé en 2023 dans un forage de l’observatoire du Larzac (OSU-OREME). Les deux années de données acquises, montrent un fonctionnement fiable, avec la détection de déformations très faibles (marées terrestres, téléséismes), cependant affectées par la dérive de curage du béton de couplage. Le comportement de l’instrument a pu être ajusté via l’utilisation des marées terrestres, mais également à l’aide d’un système novateur de surpression interne. Les résultats confirment la capacité à mesurer des déformations sur une large bande de fréquences, ouvrant des perspectives pour l’étude des phénomènes hydrologiques, sismiques et volcaniques. De nouvelles variantes d’instrument et de couplage sont en cours de test pour aboutir à un instrument performant, économique et facile à déployer.

Composition du Jury :

François BEAUDUCEL, Physicien, IPG Paris, Rapporteur
Valérie CAYOL, Directrice de recherche CNRS, LMV, Rapportrice
Rodolphe CATTIN, Professeur, Géosciences Montpellier, Examinateur
Virginie PINEL, Directrice de recherche IRD, ISTERRE, Examinatrice
Pascal BERNARD, Physicien, IPG Paris, Invité
Frédérick BOUDIN, Ingénieur de recherche CNRS, ENS Paris, Invité
Jean CHERY, Directeur de recherche CNRS, Géosciences Montpellier, Directeur de thèse
Han Cheng SEAT, Maître de conférences, LAAS-CNRS ENSEEIHT Toulouse, co-Directeur de thèse

[Soutenance de thèse]
Gaël CAZES

Université Montpellier, Campus Triolet, Amphi 23.01

En ligne https://umontpellier-fr.zoom.us/j/95216941340

Évaluation et développement des méthodes de photogrammétrie et de SLAM visuel pour la topographie 3D en milieu souterrain

Cette thèse porte sur la photogrammétrie appliquée à la production de données topographiques continues dans des environnements souterrains. Elle développe une méthode légère, économique et reproductible, fondée sur un couple de caméras GoPro combiné à un éclairage optimisé. L’approche est évaluée sur le plan méthodologique, à travers des protocoles de tests, des comparaisons avec le levé laser statique et une optimisation du post-traitement. Les résultats démontrent la capacité de cette méthode à générer des modèles 3D fiables avec une précision centimétrique, même sur de longs développements. En parallèle, les performances du SLAM visuel sont explorées pour l’acquisition 3D en temps réel. Au-delà de l’aspect technique, la méthode est appliquée à deux cas d’étude : un premier à visée fondamentale sur la karstogenèse dans le massif du Köýtendag (Turkménistan), et un second à visée appliquée dans une galerie artificielle des Pyrénées, pour l’analyse morphokarstique et le diagnostic hydrogéologique. Ce travail propose ainsi une approche complète, de l’acquisition à l’exploitation de la donnée 3D, répondant à des besoins scientifiques, opérationnels et de valorisation.

Composition du Jury :

Delphine LACANETTE, Professeure des universités, Université de Bordeaux, Rapporteure
Pauline COLLON, Professeure des universités, Université de Lorraine, Rapporteure
Christelle BATIOT-GUILHE, Professeure des universités, Université de Montpellier, Examinatrice
Stéphane JAILLET, Ingénieur de recherche, Université Savoie Mont Blanc, Examinateur
Xavier MUTH, Professeur HES associé, Haute école spécialisée de Suisse occidentale, Examinateur
Philippe VERNANT, Maître de conférences, Université de Montpellier, Directeur de thèse
Johan JOUVES, Docteur karstologue, Cenote, co-Directeur de thèse