[À lire dans CNRS le Journal] Une sphère en ciment pour mieux comprendre les mystérieux séismes lents

Les séismes lents, découverts au début des années 2000, durent de quelques mois à plusieurs années et passent inaperçus pour les populations, mais leur étude est cruciale pour mieux comprendre le risque sismique global.

Leur détection et leur caractérisation restent difficiles, et c’est là qu’intervient la créativité et l’ingéniosité de Jean Chéry, chercheur à Géosciences Montpellier. Épaulé par Martin Foin, en thèse à Géosciences Montpellier (thèse 2022-2025 : « Développement et caractérisation d’un extensomètre de forage à mesure interférométrique pour la géophysique »), ils ont conçu un extensomètre 3D bon marché, capable de mesurer les déformations du sol dans toutes les directions (horizontale et verticale), là où les instruments existants ne mesurent que partiellement ces déformations et coûtent très cher.

-> Lire l’article de CNRS le Journal publié le 07 janvier 2026

 


Pour aller plus loin

[Conférence GM & SHHNH]

Ressources minérales et transition énergétique

Conférence grand-public co-organisée par Géosciences Montpellier et la Société d’Horticulture et d’Histoire Naturelle de l’Hérault.


Par Bénédicte Cenki (Professeure Université de Montpellier, Géosciences Montpellier)

bâtiment 23, campus Triolet de l’Université de Montpellier, 475 rue du Truel, 34090 Montpellier.

 

 

[Soutenance de thèse]
Théo FERREUX

Université Montpellier, Campus Triolet, Bâtiment 36, amphi 36.01

Comparaison de filières de traitement d’eau usée pour la recharge d’aquifères

L’eau douce, ressource vitale pour l’humanité, est sous forte pression en raison de la croissance démographique, de l’urbanisation et du changement climatique. Pour préserver cette ressource, la réutilisation des eaux usées traitées (REUT) apparaît comme une solution prometteuse. La France vise ainsi à réutiliser 10 % de ses eaux usées traitées d’ici 2030. Cependant, les stations de traitement des eaux usées (STEU) n’éliminent pas efficacement les micropolluants organiques (MPs), notamment les composés pharmaceutiques, dont la présence à l’état de traces dans les milieux aquatiques soulève des enjeux environnementaux et de santé humaine majeurs. Afin d’assurer une REUT sûre, il est nécessaire d’intégrer des traitements complémentaires dits « quaternaires », exigés par la directive européenne DERU2, qui impose une élimination d’au moins 80 % des MPs prioritaires d’ici 2045.

Dans ce contexte, cette thèse vise à améliorer les connaissances sur les procédés quaternaires appliqués en conditions réalistes, sans dopage en MPs. Trois objectifs ont guidé les travaux : (i) évaluer l’efficacité des procédés avancés pour l’élimination des MPs pharmaceutiques, (ii) étudier leur couplage avec un procédé « low-cost » fondé sur la nature, et (iii) examiner l’apport des approches analytiques non-ciblées pour la caractérisation des traitements. Dans un premier temps, les travaux ont porté sur l’évaluation de l’efficacité de l’ozonation sur une EUT réelle via une approche intégrée combinant analyse ciblée, recherche de suspects et analyse non-ciblée. Les résultats ont montré des éliminations supérieures à 80 % pour la majorité des MPs à des doses d’ozone inférieures à 1,5 gO3.gC⁻¹, mais aussi la formation d’un grand nombre de produits de transformation issus de l’ozonation (OTPs) à faibles doses (< 1 gO3.gC-1), confirmant la pertinence du suivi par approche non-ciblée. La deuxième partie a évalué la nanofiltration (NF) avec une membrane innovante à fibres creuses en couches de polyélectrolytes (dNF40). Les expérimentations, menées sur eau ultrapure et EUT réelle, ont mis en évidence une rétention supérieure à 80 % pour la majorité des MPs et à 70 % pour la matière organique. La membrane a également montré un faible colmatage, une bonne sélectivité et la production d’un concentrat faiblement salin, démontrant son potentiel pour la REUT, sous réserve d’une gestion adaptée des concentrats. Enfin, le couplage entre procédés avancés et le traitement par infiltration (SAT) amélioré par une barrière réactive naturelle, composée de sable, compost et sciure de bois a été étudié. Ce couplage a permis d’améliorer significativement les performances d’élimination, notamment pour les composés biodégradables et/ou chargés positivement.
Ces résultats confirment la complémentarité entre procédés intensifs et solutions « low-cost » fondées sur la nature, ouvrant la voie à des stratégies de REUT durables et économiquement soutenables. L’utilisation d’approches analytiques non-ciblées s’est révélée essentielle pour mieux appréhender la complexité du processus d’ozonation et identifier plusieurs OTPs générés en conditions réalistes. Ce travail contribue ainsi à la mise en place de stratégies de traitement quaternaire efficaces, durables et compatibles avec les objectifs de préservation des ressources en eau.
Mots clés : Réutilisation des eaux usées traitées, Ozonation, Nanofiltration, Barrière réactive, Analyse ciblée et non-ciblée

Composition du Jury :

– Silvia DIAZ CRUZ, Chercheure, IDAEA, CSIC, Rapportrice

– Dominique WOLBERT, Professeur des Université, ISCR, ENSC Rennes, Rapporteur

– Frédérique COURANT, Professeure des Universités, HSM, Université de Montpellier, Examinatrice

– Romain RICHARD, Maitre de conférences, LGC, Université de Toulouse, Examinateur

– Stéphan BROSILLON, Professeur des Universités, IEM, Université de Montpellier, Directeur de thèse

– Linda LUQUOT, Directrice de recherche, GM, CNRS, Co-Directrice de thèse

– Julie MENDRET, Maître de conférences – HDR, IEM, Université de Montpellier, Invité (Co-Encadrante)

– Geoffroy DUPORTE, Maître de conférences, HSM, Université de Montpellier, Invité (Co-Encadrant)

[Soutenance de thèse]
Teddy WIDEMANN

Université Montpellier, Campus Triolet, Bâtiment 23, amphi 23.01

Prédiction des architectures sédimentaires d’un aquifère terre-mer. Le prisme plio-pléistocène du Roussillon

Mes travaux de recherche portent sur la prédiction de l’architecture sédimentaire d’un prisme deltaïque littoral, selon un continuum terre-mer. Ils sont appliqués au bassin pliocène du Roussillon, pour lequel les modalités de remplissage ont été précisées, et l’extension en mer des aquifères étudiée. L’approche mise au point, combinant notamment sédimentologie de faciès, modélisation sismique, corrélation stratigraphique et datation par enfouissement, permet de pallier l’absence de recouvrement des données dans la frange littorale et le changement d’échelle entre celles-ci.

Parmi les résultats, la corrélation terre–mer des séries permet de proposer une révision des modèles d’âge connus pour les surfaces majeures structurant le prisme.
Le remplissage pliocène est reconnu comme une succession de trois profils de dépôt: Gilbert-deltas, fan-deltas remaniés par les tempêtes et delta marin ouvert dominé par la houle. Ce dernier permet d’expliquer l’essentiel de l’architecture pliocène en mer. La dynamique progrado-aggradante enregistrée par ce système résulte du basculement de la marge passive du Golfe du Lion, des variations eustatiques et de l’héritage paléomorphologique de la Crise de salinité messinienne, tenu comme principal responsable d’un changement de configuration (type et taille) des clinoformes. Cette évolution impacte la distribution et la connectivité des deux principaux aquifères du Roussillon: l’aquifère continental (sables fluviatiles) et l’aquifère marin (sables marins).
La méthodologie développée est transposable à d’autres systèmes côtiers analogues dépourvus de calage au puits et fournit des éléments essentiels pour la gestion durable de la ressource en eau douce en zone côtière.

Composition du Jury :

Cécile Robin, Professeure des universités, Université de Rennes. Rapporteuse
Jean-Yves Reynaud, Professeur des universités, Université de Lille. Rapporteur
Christian Gorini, Professeur des universités, Sorbonne Université. Examinateur
Estelle Leroux, Chercheure-géologue, IFREMER – Centre Bretagne. Examinatrice
Johanna Lofi, Maître de conférence, Université de Montpellier. Directrice de thèse
Éric Lasseur, Chercheur-géologue, BRGM Orléans. Co-directeur de thèse
Serge Berné, Professeur émérite, Université de Perpignan via Domitia. Invité
Claudia Bertoni, Chercheure-Géologue, Oxford University. Invité

[Conférence GM & ED Gaïa]

Les mines d uranium de l’euphorie à la gestion de l’héritage

Patrick CHARDON (IN2P3)

14:00 amphi 23.01, campus Triolet, Université de Montpellier

Participer à la conférence (ID : 994 6615 5801)

Les mines d’uranium font partie des industries extractives les plus récentes et les plus éphémères (1945-2001) du territoire métropolitain. L’enthousiasmes des débuts a aujourd’hui laissé place à de nombreuses controverses et polémiques quant à leur héritage sur le long terme. La Zone Atelier Territoires Uranifère labellisée depuis 2015 par le CNRS-EE développe une démarche socioécosystémique sur les questions que pose la vie dans des environnements caractérisés par une irradiation chronique intense d’origine naturelle ou naturelle renforcée par l’action de l’homme (mines d’uranium). La conférence présentera les principaux résultats des recherches poursuivies depuis 10 ans sur le SES de l’ancienne mine d’uranium de Rophin et l’intérêt d’une approche associant les acteurs du territoire dans la définition et la mise en œuvre des projets scientifiques.

 

Ingénieur de Recherche en métrologie nucléaire au sein de l’IN2P3 Patrick Chardon dirige le Réseau Becquerel qui fédère les plateformes de mesure de radioactivité des laboratoires de l’IN2P3. Impliqué dans l’étude de la radioactivité de l’environnement il est co-créateur/directeur de la zone Atelier Territoires Uranifères (labellisation INEE depuis 2015). Ses activités de recherche portent sur l’interaction entre territoire, société et radioactivité dans une approche sociécosystémique.

 

 

 

 

 

 

[Soutenance de thèse]
Martin FOIN

Université Montpellier, Campus Triolet, Bâtiment 36, amphi 36.03

En ligne https://umontpellier-fr.zoom.us/j/95216941340

Développement et caractérisation d’un extensomètre de forage à mesure interférométrique pour la géophysique

Les déformations d’origine tectonique, volcanique ou hydrologique s’expriment sur des échelles de temps très variées, de quelques fractions de seconde à plusieurs décennies. Les extensomètres de forage à haute résolution couvrent une partie de ce spectre, établissant un lien entre les mesures à hautes fréquences offertes par les capteurs à fibres optiques et celles à très basse fréquence de l’analyse GNSS et InSAR. Cette thèse d’instrumentation porte sur le développement d’un extensomètre de forage à mesure interférométrique capable de reconstruire les six composantes du tenseur de déformation. Après la caractérisation des éléments de mesure, le prototype a été installé en 2023 dans un forage de l’observatoire du Larzac (OSU-OREME). Les deux années de données acquises, montrent un fonctionnement fiable, avec la détection de déformations très faibles (marées terrestres, téléséismes), cependant affectées par la dérive de curage du béton de couplage. Le comportement de l’instrument a pu être ajusté via l’utilisation des marées terrestres, mais également à l’aide d’un système novateur de surpression interne. Les résultats confirment la capacité à mesurer des déformations sur une large bande de fréquences, ouvrant des perspectives pour l’étude des phénomènes hydrologiques, sismiques et volcaniques. De nouvelles variantes d’instrument et de couplage sont en cours de test pour aboutir à un instrument performant, économique et facile à déployer.

Composition du Jury :

François BEAUDUCEL, Physicien, IPG Paris, Rapporteur
Valérie CAYOL, Directrice de recherche CNRS, LMV, Rapportrice
Rodolphe CATTIN, Professeur, Géosciences Montpellier, Examinateur
Virginie PINEL, Directrice de recherche IRD, ISTERRE, Examinatrice
Pascal BERNARD, Physicien, IPG Paris, Invité
Frédérick BOUDIN, Ingénieur de recherche CNRS, ENS Paris, Invité
Jean CHERY, Directeur de recherche CNRS, Géosciences Montpellier, Directeur de thèse
Han Cheng SEAT, Maître de conférences, LAAS-CNRS ENSEEIHT Toulouse, co-Directeur de thèse

[Soutenance de thèse]
Gaël CAZES

Université Montpellier, Campus Triolet, Amphi 23.01

En ligne https://umontpellier-fr.zoom.us/j/95216941340

Évaluation et développement des méthodes de photogrammétrie et de SLAM visuel pour la topographie 3D en milieu souterrain

Cette thèse porte sur la photogrammétrie appliquée à la production de données topographiques continues dans des environnements souterrains. Elle développe une méthode légère, économique et reproductible, fondée sur un couple de caméras GoPro combiné à un éclairage optimisé. L’approche est évaluée sur le plan méthodologique, à travers des protocoles de tests, des comparaisons avec le levé laser statique et une optimisation du post-traitement. Les résultats démontrent la capacité de cette méthode à générer des modèles 3D fiables avec une précision centimétrique, même sur de longs développements. En parallèle, les performances du SLAM visuel sont explorées pour l’acquisition 3D en temps réel. Au-delà de l’aspect technique, la méthode est appliquée à deux cas d’étude : un premier à visée fondamentale sur la karstogenèse dans le massif du Köýtendag (Turkménistan), et un second à visée appliquée dans une galerie artificielle des Pyrénées, pour l’analyse morphokarstique et le diagnostic hydrogéologique. Ce travail propose ainsi une approche complète, de l’acquisition à l’exploitation de la donnée 3D, répondant à des besoins scientifiques, opérationnels et de valorisation.

Composition du Jury :

Delphine LACANETTE, Professeure des universités, Université de Bordeaux, Rapporteure
Pauline COLLON, Professeure des universités, Université de Lorraine, Rapporteure
Christelle BATIOT-GUILHE, Professeure des universités, Université de Montpellier, Examinatrice
Stéphane JAILLET, Ingénieur de recherche, Université Savoie Mont Blanc, Examinateur
Xavier MUTH, Professeur HES associé, Haute école spécialisée de Suisse occidentale, Examinateur
Philippe VERNANT, Maître de conférences, Université de Montpellier, Directeur de thèse
Johan JOUVES, Docteur karstologue, Cenote, co-Directeur de thèse

Les Conférences pour tous
Saison 2025-2026

Géosciences Montpellier et la Société d’horticulture et d’histoire naturelle de l’Hérault organisent un vendredi par mois des conférences grand public ayant pour thématique les géosciences.

Toutes les conférences, à l’exception de celle du 5 décembre 2025 et celle du 12 juin 2026, auront lieu à 17h30 en salle de cours 23.01 (bâtiment 23), Campus Triolet de l’Université de Montpellier, 475 rue du Truel.

Exceptionnellement les conférences du 5 décembre 2025 et du 12 juin 2026 auront lieu au local de la SHHNH, 125 rue du Moulin Sémalen à Montpellier.


Coordination : Jean-Marie Dautria
Ces conférences sont gratuites et ouvertes à tous.


- Vendredi 9 janvier 2026 – 17h30 SC23.01, bât.23, campus Triolet, rue du Truel

Ressources minérales et transition énergétique (Télécharger  l’affiche)

par Bénédicte Cenki (Professeure Université de Montpellier, Géosciences Montpellier)

 

- Vendredi 13 février – 17h30 SC23.01, bât.23, campus Triolet, rue du Truel

Des plaques tectoniques pas si rigides ?! modèles dynamiques de déformation de la lithosphère basés sur les propriétés de fluage des roches mantelliques

par Fanny Garel (MCF Université de Montpellier, Géosciences Montpellier)

 

- Vendredi 20 mars 2026 – 17h30 SC23.01, bât.23, campus Triolet, rue du Truel

Paléogéographie précambrienne

par Paul Antonio (Chercheur associé, Géosciences Montpellier)

 

- Vendredi 10 avril 2026 – 17h30 SC23.01, bât.23, campus Triolet, rue du Truel

Séisme de magnitude 9 en Himalaya : mythe ou réalité ?

par Rodolphe Cattin (Professeur Université de Montpellier, Géosciences Montpellier)

 

- Vendredi 22 mai 2026 – 17h30 SC23.01, bât.23, campus Triolet, rue du Truel

Quand les mouvements tectoniques s’inversent : les exemples actuels de la chaine de l’Alborz (Iran) et du rift Baikal (Sibérie)

par Jean-François Ritz (Directeur de recherche CNRS, Géosciences Montpellier)

 

- Vendredi 12 juin 2026 – 17h30 dans le local de la SHHNH

Les roches sédimentaires pour les nuls

par Michel Lopez (Professeur retraité Université de Montpellier)


Conférences passées


- Vendredi 28 novembre 2025 – 17h30 SC23.01, bât.23, campus Triolet, rue du Truel

Origine de la vie sur Terre (Télécharger l’affiche)

par Pascal Philippot (Directeur de recherche, CNRS, Géosciences Montpellier)

 

- Vendredi 5 décembre 2025 – 17h30 dans le local de la SHHNH

Les météorites, messagères du système solaire

par Pierre Grech (Chercheur CNRS retraité – Centre d’Électronique et de Micro-optoélectronique de Montpellier)

- Vendredi 12 décembre 2025 – 17h30 SC23.01, bât.23, campus Triolet, rue du Truel

Pourquoi les quartz de La Gardette vont-ils disparaître tous en même temps ? (Télécharger l’affiche)

par Bernard Barailler (Ingénieur INP, Grenoble)

 


[Soutenance de thèse]
Fabien RAMEL

Université Montpellier, Campus Triolet, Amphi 23.01

En ligne https://umontpellier-fr.zoom.us/j/95216941340

Analyse combinée paléosismologique et géodésique des déformations actives de l’Altaï mongol

L’Altaï est une chaîne de montagne active de la Mongolie occidentale affectée par plusieurs grandes failles décrochantes dextres, et constitue un des exemples les plus remarquables en termes de déformation intraplaque. Bien que situées à plus de 2000 km au nord du front de collision himalayen, ces failles accommodent une part de la convergence Inde-Asie. En combinant les approches de la paléosismologie, de la morphotectonique et de la géodésie, l’expression de ces déformations y est analysée depuis l’échelle du cycle sismique jusqu’à l’échelle long terme. Ces approches (paléosismologie et morphotectonique) permettent de dater les forts séismes passés et mesurer les dimensions des failles qui les génèrent (longueur de rupture, segmentation, déplacement cosismique, magnitude). Elles permettent également (morphotectonique et géodésie) de quantifier la vitesse des failles sur le long terme. Couvrant des échelles spatiales et temporelles différentes, ces approches permettent finalement de fournir une description précise de la cinématique et de la distribution spatio-temporelle des déformations de l’une des régions intracontinentales les plus actives d’Asie centrale.

Composition du Jury :

– Éric CALAIS, Professeur, ENS. Rapporteur
– Yann KLINGER, Directeur de recherche CNRS, IPGP. Rapporteur
– Laurence AUDIN, Directrice de recherche IRD, ISTerre. Examinatrice
– Magali RIZZA, Professeur, Université de Québec. Examinatrice
– Jean François RITZ, Directeur de recherche CNRS, Géosciences Montpellier. Directeur de thèse
– Philippe VERNANT, Maître de conférence, Université Montpellier. Co-directeur de thèse
– Dylan H. ROOD, Associate Professor, Imperial College, London. Invité

[Conférence GM & ED Gaïa]

Hydrogéophysique et intégrité scientifique

Par Roger GUÉRIN (Sorbonne Université)

14:00 amphi 23.01, campus Triolet, Université de Montpellier

Participer à la conférence (ID : 95240931537)

Les recherches en hydrogéophysique cherchent à connaître/décrire/comprendre les phénomènes qui se déroulent dans le milieu poreux que sont les sols et les roches, en donnant des informations sur la géométrie, les flux, les lois pétrophysiques reliant différents paramètres du milieu. Les applications sont diverses : aquifère dans différents contextes (hydro)géologiques, pollution, glacier, sol… qui couvrent l’étude de la zone critique. Les méthodes employées sont celles de la géophysique appliquée ou de proche surface ou environnementale (électrique, sismique, électromagnétique basse fréquence, géoradar, gravimétrie…).
L’intégrité scientifique est la description des bonnes pratiques de la recherche, et la mise en garde contre les manquements et les pressions à déroger à la fiabilité, à l’honnêteté, au respect et à la responsabilité des activités de recherche. Le fonctionnement du monde de la recherche est confronté à des pressions ou des injonctions contradictoires favorisant ou non les bonnes pratiques (coalition pour l’avancement de l’évaluation de la recherche CoARA, journaux prédateurs…).

Roger Guérin est enseignant-chercheur à Sorbonne Université (SU) depuis 1996 (ex UPMC-P6) au labo METIS (ex Sisyphe) après 8 ans dans le privé, et 2 ans dans le secondaire. Il est prof des universités depuis 2007, coordinateur du réseau GEOFCAN depuis 2013, référent à l’intégrité scientifique (RIS) de SU depuis 2022, et co-président de l’association des RIS depuis septembre dernier. Il est précurseur en France de la recherche en hydrogéophysique.